Gang Gang Dance, Wilco, Nicolas Jaar, Bon Iver et les autres ont du souci à se faire.
Novembre est un mois critique pour le chroniqueur musical. Les tops de fin d’année approchent. Les jours défilent à toute vitesse et le choix devient de plus en plus pressant. Personne n’y coupe. Aussi, quand bien même le rédacteur est persuadé de tenir son top 5 bien avant les deux derniers mois de l’année, il y a toujours cette petite sortie inattendue, qui vous prend de revers et vous oblige à redéfinir ce dont vous étiez sûr à 100%. « things.yes », le premier LP de M+A est de ceux-ci. Une putain de claque. Monotreme, label qui compte dans ses rangs 65daysofstatic et This Will Destroy You pour ne citer qu’eux, vient de frapper un grand coup en prenant sous son aile ce duo originaire de Forli, en Italie. Michele Ducci et Alessandro Angioli, respectivement 19 et 22 ans, proposent dix morceaux de pop cristalline, enrobés d’une gracieuse touche d’electronica. Une pure merveille. Le genre de disque qui vous oblige à user de tous les superlatifs possibles et imaginables.
« Yeloww » ouvre la galette de manière magistrale par un coup de synthé aérien auquel viennent se greffer tour à tour une flûte espiègle et des vocalises discrètement fondues dans le paysage sonore. S’ensuivent l’enivrant « Yes.pop » et l’impeccable « Liko Lene Lisa » dont les notes de saxo pénètrent instantanément la moindre cellule cérébrale rencontrée sur son chemin. En milieu de parcours, M+A ne lâche pas sa proie et ne cesse de surprendre. Plus particulièrement sur la plage intitulée « Blå », un morceau électronique subtil et ultra-efficace, et « Ly », un Kinder surprise auditif en guise de clôture du disque. En gravant « things.yes », M+A vient de s’introduire sur la scène indie par la grande porte. Triple.yes !

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