L’heure de la révélation a-t-elle enfin sonnée pour Scott Matthew ? Fervent supporteur de l’artiste depuis sa première apparition discographique au sein de la bande son de « ShortBus » en 2006, ce sont les oreilles grandes ouvertes que Musiczine accueille le troisième LP de Matthew. « Gallantry’s Favorite Son » nous parvient deux ans après le captivant « There Is An Ocean That Divides… ». Et force est de constater que l’homme s’avance encore de quelques centimètres de plus vers le côté clair de la force. Celui qui nous avait habitués à des morceaux d’une intensité palpable se permet aujourd’hui de sourire le temps de quelques mélopées. A commencer par le sifflotant « Felicity », qui dévoile un Scott Matthew comme on l’entend trop rarement.
Les textes demeurent cependant très obscurs et affectés (« Duet », « Buried Alive », « Seedling », « Sinking »). L’Australien poursuit donc sa thérapie. Thérapie qui fonctionne manifestement bien, le musicien s’approchant peu à peu de la lumière (« The Wonder Of Falling In Love », « No Place Called Hell », « Felicity »). Ses onze nouvelles complaintes sont tout simplement émouvantes, envoûtantes et magnétiques. Chose qu’il doit indubitablement à des cordes vocales touchées par la grâce. Tête d’affiche de la septième soirée du festival Autumn Falls ce 27 novembre 2011, Scott Matthew est un artiste à ne surtout pas manquer, aussi bien sur disque que sur scène.

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