En 2009, un cancer des os a été détecté chez le drummer David Rogers-Berry (NDR : pas la première épreuve pour le gars, puisqu’il a perdu sa fiancée, victime d’une rupture d’anévrisme, en 2007). Il a donc dû suivre une chimiothérapie. Qui à premier abord semble avoir porté ses fruits, puisqu’il est reparti en tournée avec ses potes, et puis a participé à l’enregistrement du troisième album du groupe, « Outside ». Ce qui explique sans doute, les thèmes développés tout au long de cet opus. Reflétés par les titres des compos (« Ghost Head », « Black Dress », « Don't Come Back », etc.) Encore que si le climat est plutôt sombre, la mort est une source de motivation. Greg Jamie, le chanteur/guitariste a d’ailleurs déclaré ‘Nous ne sommes pas ici pour longtemps ; et nous ferions mieux de faire quelque chose de notre vie, de la manière la plus intense possible’. C’est dans cet état d’esprit que la formation monte sur les planches, lors d’un set susceptible de s’achever dans l’anarchie la plus totale. Mais en studio, les morceaux sont nettement plus élaborés, soignés aussi ; et lorsqu’ils dérapent dans le chaos, ils se révèlent bien plus organisés qu’ils ne laissent supposer (« lamar »).
Leur folk teinté de bluegrass et d’americana, qui doit autant à Sixteen Horsepower qu’à Tom Waits, n’est jamais minimaliste. Banjo, violon, ukulélé, guitare sèche, basse, drums et percus en tous genres alimentent leurs compos. Et sur « Outside », le band a décidé de s’ouvrir à de nouvelles références. Dont la musique balkanique ainsi que le klezmer (NDR : sans oublier qu’en ‘live’, leur expression sonore flirte également parfois avec le métal). Enfin, en final, sur l’étrange « The lake departed », on retrouve cet esprit vaudou, appalachien, peut-être hanté par Screamin’ Jay Hawkins, lors d’une marche funèbre qui se mue en carnaval gothique.

Nederlands
Français 
