Les Scooters nous viennent du Pays de Galles, de Cardiff très exactement. Premier véritable album, " I can see your house " fait suite à " Peepshow ", un mini elpee paru en 2000, dont le titre maître était même devenu un hit aux States. Ce qui explique, peut-être pourquoi le nouvel opus y a été enregistré. A Los Angeles, pour ne rien vous cacher. Sous la houlette d'un certain John Mastro, dont le patronyme pourrait être synonyme de maître es mise en forme. A l'origine, le quintette puisait son inspiration dans la new wave ; et en particulier chez Squeeze. Faut dire que les harmonies vocales conjuguées par les deux chanteurs, Anthony Carey (le guitariste) et Tim Rooney (le drummer), sont aussi soignées que chez le trio Glen Tilbrook/Chris Difford/Paul Carrack. Et c'est une référence ! " I can see your house from here " fait davantage la part belle à la britpop. Une britpop mélancolique, raffinée, hymnique, alimentée de lyrics intelligents mais ténébreux, dont la première écoute évoque inévitablement Travis. Hormis le power pop " GBH " (Buzzcocks ?) et l'allègre et cuivré " Broadway mission ", les 8 autres fragments sont sculptés dans la ballade. Mais la ballade dont les contrastes sont largement amplifiés Des contrastes tantôt enrichis d'une section de cordes, de bruitages électroniques, de textures acoustiques relativement complexes, de sonorités de guitare bringuebalantes ou encore d'un piano sonore réminiscent de Coldplay. A l'instar du très beau final " The hardest thing ". On a même droit chez " 5 o' clock " à un titre de country/folk alternatif que n'aurait pas désavoué les La's. Pure pop !

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