Chez les Somatics, on retrouve Richard Green, le guitariste du défunt Ultrasound. Si, si, souvenez-vous de cette formation britannique, responsable d'un premier opus absolument remarquable paru en 1999 et intitulé " Everything picture ". Une formation qui a malheureusement dû splitter suite à des dissensions internes, provoquées par une incapacité à gérer des conflits entre musiciens à la trop forte personnalité. Richard possède une technique de guitariste bien à lui, au sein de laquelle il injecte énormément de feeling. Si son manche est capable de libérer des sonorités tantôt venimeuses, gémissantes, bringuebalantes, chatoyantes, réverbérantes, jazzyfiantes, lysergiques et bien sûr psychédéliques, évoquant tout à tour Neil Young, Hank B Marvin, Tom Verlaine, Chris Isaak, Vini Reilly ou encore Robert Fripp, c'est parce qu'il essaie constamment de le maîtriser comme un serpent. Mais Richard peut s'appuyer sur un drummer, aussi bien capable d'évoluer dans un registre rock, pop, métal que free jazz. Et puis sur Stéphanie (NDR : pas de Monaco !) Cant à la basse et au chant. Probablement l'épouse de Richard, puisque la bio nous indique Stéphanie Green. Elle possède une voix au timbre angélique qui se conjugue parfaitement avec celui très clair de Richard. Mais surtout, ses accès de basse distordus, semi-funkysants, ténébreux, irradient au cœur même des mélodies. Pour enregistrer ce disque, les Somatics ont reçu le concours d'un claviériste, dont les interventions pourtant discrètes se révèlent aussi efficaces que judicieuses. Un superbe album qui s'achève par un titre de néo prog rock de plus de 12'30, " Goodbye 25 ", un morceau de space/jazz/rock qui nous replonge dans l'univers crimsonien de " Lark's tongue in aspic ". Et si le reste se révèle moins emphatique que chez Ultrasound, il est tout aussi riche et impressionnant. Et des compositions telles que " Guilt trip " ou encore " Last days in an old town " sont de véritables petites perles. Un must !

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