Deux bonnes décennies après leur séparation, immortalisée par la sortie de leur classique "Underwater moonlight", les Soft Boys sont donc de retour. Et sous leur line up initial, s'il vous plaît ! C'est-à-dire Morris Windsor aux drums, Mathew Seligman à la basse ainsi que Kimberley Rew et Robyn Hithcock pour les vocaux et les guitares. Les deux derniers sont les plus célèbres, Kimberley ayant sévi chez les Db's et Katrin & The Waves, alors que Hitchcock a drivé les Egyptians avant d'entreprendre une carrière en solitaire. Un peu trop confidentielle, il faut le reconnaître, même si elle a été émaillée de quelques opus incontournables. Fin des seventies, les Soft Boys s'étaient donc illustrés par la pratique d'une pop teintée de psychédélisme. Un contre-pied au punk insulaire, inspiré par les Byrds, Syd Barrett et Captain Beefheart. Vingt ans plus tard, la recette n'a pas changé d'un condiment. On retrouve toujours ces guitares spasmodiques, scintillantes, le timbre nasillard de Robyn et ces mélodies contagieuses, mélancoliques, alimentées par des lyrics à l'imagerie visionnaire. Seul changement, le quatuor a largement dépassé la quarantaine. Et semble s'être essoufflé à l'issue du septième fragment de ce " Nexdoorland ". M'enfin, sur dix morceaux, il n'y a pas de quoi faire la fine bouche. D'autant plus que le reste est largement à la hauteur. Et en particulier l'instrumental allègre " Il love Lucy ". " Mr Kennedy ", ensuite. Une longue plage dont la tension électrique se consume comme chez le défunt et mythique Television. Et enfin, l'excellent et contagieux " Sudden town ". Un morceau caractérisé par un riff de guitare chimique, probablement pompé chez " The last time " des Rolling Stones. Une bonne surprise !

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