La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Epica - 18/01/2026
dEUS - 19/03/2026

Murray street

Écrit par - -

"Murray street" est donc le titre du 16ème album officiel de Sonic Youth. Mais c'est également le nom de la rue qui abrite le studio au sein duquel il a été enregistré. Une artère adjacente aux tours jumelles de New-York, qui ont été détruites le 11 septembre 2001. Un choix qui peut se comprendre, lorsqu'on sait que les membres du groupe sont new-yorkais ; et ont donc été très marqués par ces attentats.

Pour réaliser cet opus, la formation a reçu le concours de Jim O' Rourke. A la production, à la guitare et aux claviers. Une collaboration que le compositeur expérimental avait déjà apportée dans le passé. Mais la nouveauté procède de sa nouvelle implication. Non seulement il accompagne le combo pour leur tournée mondiale, mais il se chuchote qui deviendrait le cinquième membre du band.

Mais venons-en à cette nouvelle plaque. Découpée en sept fragments, elle réalise le parfait compromis entre les noisy " Sister ", " Daydream nation " et " Dirty ", et l'énergie ainsi que le dynamisme développés sur " A thousand leaves " et " NYC ghosts & flowers ". Compromis, mais pas compromission, car si les mélodies sont beaucoup plus contagieuses, leur construction est toujours aussi peu orthodoxe. Tramées, tout au long de ce " Murray street " sur le dialogue échangé entre les trois guitares. Trois fois six cordes qui se conjuguent avec une redoutable efficacité, nous entraînant dans un périple psychédélique, pour ne pas dire noisy. Bienvenue, donc dans l'univers du psychédélisme. Celui de la west coast de la fin des sixties et du début des seventies. Pensez à Greateful Dead. Mais également à David Crosby, lorsqu'il avait commis le fabuleux "If I could only remember my name". C'est tout à fait évident chez "Disconnection notice". De la fin des eighties, également. Le spectre de My Bloody Valentine hante ainsi le croustillant " Rain on tin ", les onze minutes de " Karen revisited ", dont le final scintille d'un feedback ultraviolet ou encore " Sympathy for the strawberry ", imprimé cependant sur un tempo métronomique. Plus éthéré encore, " Radical adults lick godhead style " frôle la nébuleuse King Crimson, lorsqu'elle était encore proche de la galaxie " Lark's tongue in aspic ". Reste deux titres qui vont à contre-courant de cette impression générale. Tout d'abord la chanson élégante et fruitée " The empty page " ; et enfin le punkysant, 'pjharveysque' " Plastic sun ". Ah oui, j'allais oublier : les vocaux si caractéristiques accordés alternativement pat Kim Gordon et Thurston Moore sont toujours du même tonneau. Epatant !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Sonic Youth
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: ()
  • Date: 2002-12-31
  • Rating: 0
Lu 757 fois
Plus dans cette catégorie : « From the lions mouth Didn´t It Rain »