Je ne peux en vouloir qu’à moi-même. Je savais pertinemment que Faheem Rasheed Najm –plus connu sous le nom de T-Pain– était le roi de cette hérésie qu’est l’auto-tune, un correcteur de tonalité à la sonorité métallique. Rappelez-vous du « Believe » de Cher ! Et quoique cette mode soit aujourd’hui dépassée (pour le bien de tout le monde…), mon sens de la curiosité m’a poussé à réclamer « Revolver », son nouvel album !
Or, rien ne peut être sauvé au sein de cette immonde collection réunissant 17 titres à la limite de l’audible. On a souvent l’impression d’écouter une sorte de mauvaise parodie. A cause de cette utilisation permanente de l’auto-tune sur des beats R’n’B sirupeux ou pire… inspirés de l’électro bling-bling chère à David Guetta. Les morceaux oscillent entre le très mauvais (« Center of the Stage », « Show Time (Pleasur Thing) », « When I Come Home ») et le vraiment pas terrible (tout le reste…) Et ce n’est pas la participation de nombreux invités (Wiz Khalifa, Detail, Chris Brown ou même Lilly Allen) qui parvient à rehausser le niveau, ni cette immonde cover –tout de même élue parmi les 20 plus laides de l’année par Pitchfork– représentant T-Pain et son crew dans des tenues inspirées du ‘20 000 Lieues Sous les Mers’ de Jules Verne. Oui, c’est vrai, il s’agit juste d’un nouvel album de T-Pain qui se contente de jouer le jeu de ses précédents albums. Les fans du genre (et de Cher) ne pourront d’ailleurs qu’apprécier ; et les réfractaires pourront même peut-être tolérer « Bang Bang Pow Pow », interprété en compagnie de Lil Wayne…

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