Avant de se lancer dans une carrière musicale, Ghalia Benali s'était illustrée comme actrice de cinéma. Elle avait notamment joué dans le film " La saison des hommes ". Un long métrage qui ne vous dit peut-être rien, mais qui a rencontré un certain succès dans le maghreb. Ghalia est d'origine tunisienne et elle avait envie d'associer la culture arabe, et en particulier classique d'origine jordanienne, iranienne et bien sûr tunisienne, à de nouvelles formes musicales, parfois même médiévales, slaves, brésiliennes voire andalouses. C'est la raison pour laquelle elle s'est entourée de musiciens venus de tous les horizons. Des guitaristes flamenco, des percussionnistes orientaux et surtout des violonistes talentueux, capables d'enflammer les mélodies de leurs accès tantôt fougueux, tantôt raffinés, tantôt grinçants, tantôt suaves… Tout un contexte au sein duquel la voix chaude, chaloupée, de Ghalia, vient se glisser dans une tonalité intermédiaire inhabituelle. On a même parfois l'impression d'assister à une rencontre entre le Transglobal Underground de Natacha Atlas et l'orchestre égyptien qui avait accompagné Page & Plant pour enregistrer " No quarter ". Surtout lorsque les violonistes Guido Schiffer et Renaud Ghilbert conjuguent leurs instruments au cœur de leur sphère passionnelle. Et si l'opus concède l'un ou l'autre morceau plus faible, il recèle aussi des morceaux très forts, et même splendides…

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