De son vrai nom Roger Heith, Syd Barrett est le fondateur du Pink Floyd. C'est même lui qui en avait inventé le patronyme, en s'inspirant de deux bluesmen américains, Pink Anderson et Floyd Council. Un personnage énigmatique responsable de l'intégralité des compositions du premier elpee du Floyd, " The Piper at the gates of dawn ", ainsi que des premiers 45trs, dont les notoires " Arnold Layne " et " See Emily play ". En 1967, Syd commence à perdre la raison. L'abus de substances hallucinogènes, et du LSD en particulier, le précipitent dans la schizophrénie, dont il ne sortira plus qu'épisodiquement. Notamment pour graver deux albums solo : " The madcap laughs " et un opus éponyme ; et puis pour écrire l'une ou l'autre chanson qu'il ne termine même pas. Des artistes aussi célèbres que Jimmy Page, Brian Eno, Twink des Pretty Things et bien sûr les quatre autres membres du Floyd ont essayé de le relancer sur la scène musicale. Certains ont même essayé de le faire de nouveaux enregistrer. Mais sans succès. Depuis 1972, il vit chez sa mère passant ses journées devant la télévision. Pourtant, il est incontestablement un des artistes qui a le plus influencé le rock ; et en particulier sa branche psychédélique. Autant que les Beatles, les Stones ou Bowie. Ce qui n'est pas peu dire. En 22 titres, cette compilation tente de nous le rappeler. Elle ne comporte cependant qu'un seul inédit, " Bob Dylan blues ". C'est sans soute le seul reproche que je puis adresser à ce disque. Car, j'en suis convaincu, des bandes inédites doivent dormir quelque part, peut-être sous plusieurs couches de poussière psychédélique…

Nederlands
Français 
