Dans le domaine de la lo fi, les Baptist Generals sont vraiment un cas particulier. D'abord, il y a Chris Flemmon, un type capable d'extraire des sonorités pas possibles d'une guitare sèche qui ne doit pas valoir plus de 20 $. De chanter comme un vieillard de 90 piges prêt à rendre son dernier souffle, pour raconter des histoires, tantôt désespérées, sordides ou mêmes horribles, peuplées d'alcoolos, de clodos, de desperados et de populo qui ne fera pas de vieux os. Un peu comme s'il cherchait à exorciser ses propres démons qui le rongent à l'intérieur. Ensuite, il y a Steve Hill. Un percussionniste qui tape sur tout ce qui lui tombe sous la main : casseroles, marmites, seaux et autres objets insolites. Et le résultat de cette rencontre est le plus souvent étonnant ; même si sous sa forme la plus dépouillée, il marche un peu trop sur les traces de Will Oldham. Mais lorsque l'émotion débridée et la tension malsaine entrent en osmose, les compositions atteignent l'intensité " III " sur l'échelle du Led Zeppelin. Ou en terme de référence pure, revisite l'univers de Roy Harper. A l'instar de " 2/3rds Jim's head ", " Pats the rub ", " Dancing magnetic people " ou encore " Damn the bloom ", les meilleures compositions de l'opus. Dommage, d'ailleurs, que les quatorze fragments de ce " Dog " ne soient pas tous de cette trempe…

Nederlands
Français 
