Depuis que le label Flying Nun n'est plus distribué chez nous (NDR : mais existe-t-il encore ?), les formations néo-zélandaises ont pratiquement disparu du paysage musical. Ce qui est dommage, car cette scène antipodale a donné naissance à des groupes aussi remarquables que les Verlaines, JPS Experience, Bats, Bailter Space, The Clean et j'en passe. Fondé en 1978, séparé en 81 et reformé en 89, The Clean avait d'ailleurs ouvert la voie à la reconnaissance internationale de cette scène. Et s'il jouit encore aujourd'hui d'une aussi flatteuse réputation, c'est parce qu'il est parvenu à changer plusieurs fois de label. Influencé à l'origine par le poscard (Orange Juice, Aztec Camera), le krautrock (Neu, Can), les Go Betweens, New Order, Wire et Television, il est lui-même devenu une référence incontournable pour des ensembles émargeant à la lo fi tels que Pavement, Guided By Voices et Superchunk. Son dernier opus remonte quand même à cinq bonnes années. Et son nouvel album est toujours aussi imprévisible et énigmatique. Parce que plusieurs fragments expérimentaux, psychédéliques, le plus souvent instrumentaux entrecoupent des chansons pop à la crudité mélancolique, ciselée dans une électricité torturée, grésillante, vivace ou des cordes de guitare semi acoustique à l'intensité troublante; le tout imprimé sur un tempo hypnotique procuré par des drums âpres, arides, au gré de mélodies particulièrement contagieuses, mais clean, très clean…

Nederlands
Français 
