Will Johnson a fondé Centro-Matic en 1995. Mais à l'époque, ce n'était qu'un projet alternatif au groupe Funland. Chez qui il jouait des drums! Aussi, lorsque la formation a splitté, il a décidé de transformer son projet en véritable concept. Au sein duquel il joue, tout naturellement, de la guitare, chante et surtout compose. A une cadence frénétique ! En cinq à six années, il doit avoir écrit plus de 200 chansons. Dont il n'a pu, à ce jour, reproduire l'intégralité sur CD. Faut dire qu'à ce régime, il en aurait sorti près de 20 ! " All the falsest hearts can try " constitue donc et seulement le quatrième opus de Centro-Matic. M'enfin, Will semble avoir trouvé une solution pour écouler son stock de compos, puisqu'il a créé un nouveau projet alternatif : South San Gabriel. En compagnie duquel, il avait sorti un excellent opus essentiellement acoustique, " Song / Music ", début de cette année.
" All the falsest hearts can try " explore la face la plus électrique de l'esprit de Johnson. Will n'a d'ailleurs pas besoin de moyens extraordinaires pour composer des chansons qui sortent de l'ordinaire. Mais surtout des chansons fragiles, contagieuses, qu'il envoûte de son timbre vocal grinçant, traînant, écorché, mais tellement attachant. Centro-Matic a probablement hérité du génie pop de Big Star, du dynamisme popcore de Hüsker Dü, de la mélancolie ténébreuse de Neil Young circa " Tonight the night ", de la lo fi de Sebadoh et de la power pop de Replacements. Ce qui ne l'empêche pas de tâter au garage, au folk, au psychédélisme et à la country. Dans ces conditions, vous comprenez bien que cet album devrait plaire au même public qui a succombé aux albums de Guided By Voices et d'Uncle Tupelo…

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