Pour être marginal, cet Ep est vraiment marginal. Vingt-trois morceaux pour un total de 36'30, dont certains n'atteignent même pas les 30'. En fait, ils constituent tout simplement des chutes de bandes abandonnées, lors de la mise en forme de l'album " Trap ". Des fragments qui ressemblent plus à des exercices expérimentaux qu'à autre chose. Dead Man Ray y passe en revue la fanfare, le jazz, la lo fi, la country, le ragtime, l'électro industriel, le surf, le trash, les bruitages, les collages et bien d'autres courants musicaux ou non, avec un sens de l'humour qui n'appartient qu'à Rudy Trouvé et son compère Daan Stuyven. Pour ceux qui l'ignoreraient encore Rudy a longtemps joué chez dEUS et sévit encore au sein d'autres projets parallèles tels que Kiss My Jazz, Gore Slut, Cynthia Appleby et Lionell Horrowitz, alors que Daan, graphiste de son métier, a transité, voici quelques années chez Citizen Kane, Running Cow et Volt. Hormis l'excellent " Cerchy ", le sinistre " Sofa " le ‘fallien’ " Stab " et le final filmique, ‘philpectoresque’ " End ", le reste varie du plus génial au plus insignifiant, en passant par le pastiche, à l'instar de la cover du " Killywatch " des Cousins ou de " Beer ", chanson au cours de laquelle Rudy se prend carrément pour Johnny Cash. Une chose est sûre, je n'ai plus rien entendu d'aussi déjanté depuis Captain Beefheart !

Nederlands
Français 
