Pour enregistrer son quatrième opus, Eels a reçu le concours de John Parish, le fidèle collaborateur de Polly Jean Harvey. A la guitare et à la production. Résultat des courses, hormis les tendres, mélancoliques " Woman driving, man sleeping " et " Bus stop boxer ", ainsi que " Fresh feeling ", fragment imprimé sur un tempo baggy et enrobé d'orchestrations symphoniques, le reste de l'opus est nettement plus électrique. Depuis le tribal " Dog faced boy ", dont le groove presque grunge est allégé par des cordes de guitare bringuebalantes, à " Jungle telegraph ", caractérisé par un rush frénétique, dispensé sur un rythme hypnotique réminsicent d'Alan Vega, en passant par la bossa nova déglinguée dans l'esprit de Beck, " That's not really funnny ", le vivifiant sauvage et hantant " Souljacker part I ", et " Teenage witch ", au cours duquel le jazz jungle disjoncte à la manière de Squarepusher. Un album très réussi, dont les lyrics sont toujours aussi ténébreux voire dramatiques, à défaut d'être sinistres et déprimants, comme sur les deux précédents opus…

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