Nonobstant ses cinquante-huit balais, Mick Jagger n'en est qu'à son quatrième album solo. Sa première infidélité aux Stones remonte à 1985 (" She's the boss "). Un forfait qu'il reconduira l'année suivante (" Primitive cool ") et en 1993 (" Wandering spirit "). Pour enregistrer " Goddess in the doorway ", Mick s'est entouré d'une belle brochette d'invités. Et en particulier Bono, Lenny Kravitz, Pete Townshend, Rob Thomas, Marti Frederiksen (Aerosmith), ainsi que deux de ses filles. Vous avez certainement déjà eu le loisir d'entendre ou d'écouter le single, " God gave you everything ", sur l'une ou l'autre station radiophonique. Et bien la plupart des titres de l'elpee sont de la même veine. Bien sûr, Mick s'est réservé l'une ou l'autre ballade langoureuse (NDR : qui a dit sentimentaliste ?). Mais à contrario de ce qu'une certaine presse propage, il est de bonne facture. Pas exceptionnel, mais plus qu'honnête. Il y consomme, la plupart du temps, un rock élégant découpé dans des riffs de guitare excitants et incisifs ; un rock teinté tantôt de soul, de hip hop, de gospel, de reggae et même de techno, qu'il souligne de sa voix si caractéristique. Maintenant, n'estimez-vous pas que Mick cultive de plus en plus l'ambiguïté spirituelle, voire mystique. Après avoir clamé " Sympathy for the devil ", " I can't get no satisfaction ", "Cocksucker blues", "Just wanna see his face" ou encore "Honky tonk women", il concède un "God give you everything". Un paradoxe de plus à mettre au compte des Stones; pardon de Mick Jagger…

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