Jackpot nous vient de Californie. De Placerville, près de Sacramento. Un trio influencé fondamentalement par la musique américaine. La country tout d'abord. Celle de bob Dylan et de Willie Neslon, en particulier. L'opus nous réserve ainsi l'une ou l'autre chanson traditionnelle et minimaliste. Le country rock, également. Le groupe marche alors sur les traces de Son Volt et de Wilco. Mais c'est en adoptant un profil résolument Pailsey Underground qu'il devient le plus intéressant. Celui du Dream Syndicate, d'abord. A l'instar du superbe " In a trance ", ciselé dans les guitares jumelées et contaminé par un sens mélodique aussi contagieux que celui de House Of Love. Du Green On Red, également. Comme sur le remarquable " Queen Bewildered ". Un blues intense, flegmatique, qui clôture cet elpee. Si Jackpot a opté pour une production lo fi, c'est pour rendre le son plus sale, plus poussiéreux ; la voix trempée dans le whisky, mais tellement chaleureuse de Rusty Miller, accentuant cette impression. L'opus nous réserve cependant des surprises. Notamment " Radio robots ". Un fragment lacéré de riffs de guitare accrocheurs, viscéraux, métalliques dans le bon sens du terme, plus que probablement hérités en ligne droite du Blue Cheer. Et puis " Waterfall ", dont le groove funkysant, pulsant, nous rappelle Beck et surtout Cake. Pas étonnant lorsqu'on sait que Miller avait collaboré à l'enregistrement du deuxième opus de la bande à Mc Crea, et notamment dispensé ses riffs de guitares sur le célèbre " I'll be there ". Excellent !

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