La formation louviéroise a donc décidé d’amputer une partie de son patronyme (NDR : Party Project) pour le limiter à Von Durden. « Dandy Animlas » constitue leur second opus, et il fait suite à « Death discotheque » publié en 2008.
Considérée comme du ‘stoner disco’, la musique de Von Durden ne manque ni de groove, ni de pêche. Hormis le slow un peu bateau, « Lions of grace » (NDR : un titre à proposer à Machiavel !) et le petit interlude instrumental « Ili VS Lynch (theme) », toutes les autres compos évoluent sur un tempo plus ou moins enlevé. Parfois même furieux ou frénétique.
Soulwax et Ghinzu constituent certainement les références les plus évidentes. Celles qu’ils puisent dans le cinéma sont moins évidentes, mais bien réelles. Le groupe reconnaît même y puiser son inspiration. Les influences sont peu décelables. Souvent bien digérées. Hormis l’empreinte des Stranglers époque « Rattus Norvegicus ». Elle est même manifeste. Pas sur toutes les pistes, mais plusieurs quand même. A cause du climat ténébreux (« Another Messiah »), du ton vindicatif (« She’s gone commando »), de la ligne de basse menaçante (« Sex mouth ») et surtout des claviers rognés, vintage (« Motorgasm », « Montesuma's Revenge » et lors du final « Loony Danny », même si la piste s’achève dans un accès de délire guitaristique). Une gratte qui, à l’une ou l’autre exception près (NDR : dommage, car alors le toucher y est autant subtil, judicieux, qu’élégant) se contente de découper dans le métal, à l’instar des formations indus. Elle est en outre, régulièrement soutenue par ces claviers, dans sa démarche. Des claviers ou plus exactement des synthés, qui libèrent également, de temps à autre, des sonorités 80’s (NDR : c’est l’autre trace, encore audible). Dans l’esprit d’Ultravox circa John Foxx voire même D.A.F. (« Electric Skeleton »). Souvent falsetto, les vocaux et les chœurs sont extrêmement soignés. Et ce sont eux qui apportent surtout ce petit côté pop aux compos.
Bref un album de très bonne facture, auquel votre serviteur a cependant beaucoup de mal à accrocher. Nonobstant d’excellents paramètres, une grande richesse instrumentale et une énorme dose d’intensité libérée, le canevas des compos me semblent parfois un peu trop prévisible…

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