Lowgold nous vient de Londres. Et contrairement à ce que la presse insulaire a pu raconter à son sujet, cette formation n'est ni un nouveau clone de Radiohead, de Muse, de Travis, et encore moins de Coldplay. Bien sûr, il y a de l'intensité électrique, dispensée par deux guitares, dont les cordes peuvent se faire tantôt douces, tantôt rageuses. Et puis, un climat propice à la mélancolie que ne désavouerait ni House Of Love, ni Unbelievable Truth. Mais la richesse et la sensibilité mélodique des chansons sont typiquement américaines. Proches de groupes comme Built To Spill, Wheat ou encore Rentals, lorsque le claviériste troque son orgue contre un moog. Pas de timbre vocal falsetto non plus, mais une voix mûre, plus souple, qui colle parfaitement à ce type de chanson. Lowgold possède, en outre, la particularité de compter deux leaders potentiels, en son sein. Darren Ford et Dar Simons. Ils composent, jouent de la guitare et chantent, même si le second n'assume que le backing vocal. Un atout considérable, il faut le reconnaître, pour toute formation qui espère devenir une des meilleures surprises de l'année 2001. Et c'est tout le mal qu'on leur souhaite. Pourvu que l'entente entre les deux têtes pensantes demeure au beau fixe. Dans le passé trop d'ensembles bipolaires se sont plantés, pour avoir vus un des deux leaders vouloir prendre le pouvoir. Et le remake de ce scénario essuyé chez Lowgold serait vraiment regrettable…

Nederlands
Français 
