A l'origine, le premier album solo de Malkmus devait s'intituler " Swedish reggae ". Il est tout simplement éponyme. Première constatation, les compositions sont davantage structurées, les délires sonores balisés, les dérapages expérimentaux prévisibles et les mélodies beaucoup moins capricieuses que chez le défunt Pavement, dont la séparation remonte à 1999 et chez qui Stephen partageait le leadership avec Robert Nastanovich. Seule la voix, capable de se muer en falsetto, a conservé le goût de l'aventure. Ce qui n'empêche pas Stephen d'avoir recours indifféremment aux samples, à la slide, à la flûte ou à l'instrumentation basique. On comprend mieux aujourd'hui le rôle joué par Bob au sein du symbole yankee de la lo fi. Hormis " Church on white ", chanson écrite en souvenir d'un ami décédé suite à une overdose d'héroïne, le ton adopté est beaucoup plus récréatif, humoristique, ou plus exactement ironique, voire sarcastique. Certains fragments frôlent pourtant l'univers de Lou Reed. Mais son pôle le plus optimiste (NDR : il ne doit pas être facile à détecter !), le moins glacé ( !?!?). Bref, un disque fort agréable à écouter, mais loin d'être indispensable à se procurer…

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