A l’écoute de ce chanteur bruxellois, j'ai toujours eu du mal à rester objectif : ses deux précédents albums ont tellement tourné sur ma platine, que j'ai fatalement envie de prolonger sur le petit nouveau. Alors, je me glisse très facilement dans le reggae d'ouverture, au cours duquel Marka explique qu'il parle toutes les langues, sauf la langue de bois, ‘faite de ronds de jambes et de sourires narquois’. Je succombe à " Le monde est mal fait ", chanson qui illustre l'humour particulier de Marka, entre jeux de mots et dérision (‘les filles dont je m'éprends sont toujours prises’). J'apprécie, en fan de Clash, la version francophone, acoustique et à la trompette du fameux " Should I Stay or Should I Go ". Marka a fait pas mal de scène ces derniers temps et ça se sent dans les rythmes très entraînants qui marquent de nombreux titres. En tournée, il a sans doute eu moins le temps d'écrire et cela se sent aussi. Des trouvailles (par exemple, cette parodie de l'anglais yaourt) auraient peut-être pu être creusées un peu plus pour donner leur pleine mesure. Un petit effort supplémentaire aurait aidé les chansons sur les quotas ou la réincarnation à nous surprendre jusqu'au bout. Mais bon, ne faisons pas trop la fine bouche : s'il a déjà accompli de meilleures saisons, ce grand amateur de foot assure sans problème son maintien en Division 1.

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