Après avoir commis l'impressionnant " Deserter's songs " en 1998, Mercury Rev nous revient avec ce qu'on pourrait considérer comme une suite à ce chef-d'œuvre. En fait Jonathan Donahue, le leader du groupe, est allé encore plus loin dans le labyrinthe de sa propre imagination ; au point de ne sortir que très rarement de ce périple opéré au cœur même de ses rêves. Ce qui explique sans doute le titre de ce nouvel album. Nonobstant l'un ou l'autre thème plus filmique, et en particulier l'ouverture " The dark is rising ", abordé à la manière d'une bande sonore de western ‘enniomorriconesque’, l'opus navigue en plein délire visionnaire ; et seules la guitare et la basse nous rappellent encore épisodiquement que Mercury Rev était un groupe de rock. Pour enregistrer ce disque, le trio yankee a reçu le concours de Toni Visconti à la coproduction. Pour ceux qui s'en souviennent encore, Visconti avait travaillé en étroite collaboration avec Bolan et surtout Bowie, au cours des seventies. En outre, l'ombre de Jack Nietzche plane également sur cet opus. Un illustre ingénieur du son qui avait notamment travaillé pour Neil Young. Approché par le groupe pour assurer la mise en forme de nouvel opus, il est malheureusement décédé une semaine avant que le groupe n'entre en studio. " All is dream " constitue le cinquième elpee de Mercury Rev. Un morceau de plastique qui laisse une grande place aux arrangements et aux orchestrations symphoniques, à l'instar de son précédent disque, " Deseter's songs ". De son falsetto presque ‘neilyoungesque’, Donahue nous entraîne au sein d'un univers peuplé de serpents, d'araignées, de sirènes, de lutins, de requins et autres figurants sur fond de mythologie grecque ou de textes hindous. Un univers parallèle où " All is dream "… Un must !

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