Les Stooges, les Doors, Birhday Party et les Scientists constituent plus que probablement les influences majeures de cet ensemble yankee. De Seattle très exactement. Une formation née en 1996 et réputée pour son garage punk aussi turbulent que féroce. Depuis l'engagement de Leslie Hardy, préposée au clavier Hammond, la musique des Murder City Devils a pris une autre dimension. Moins aride, plus fluide, plus insidieuse et surtout plus mélodique. Ses interventions rognées, veloutées, me rappellent même parfois celles que menait Clinton David Boon, auprès d'Inspiral Carpets. Découpé en six fragments, le nouveau mini album de cette formation concède même un titre plus tendre, plus mélancolique. Intitulé " 364 days ", il bénéficie du concours d'une section de cordes. Mais venons en aux cinq autres morceaux de ce disque. Qui véhiculent des lyrics toujours aussi acerbes et mordants, libèrent des riffs de guitare saignants, décapants, vibrent sur une ligne de basse ténébreuse, gothique et s'enflamment au contact du timbre vocal sinistre, écorché de Spencer Moody. Pas difficile de comprendre pourquoi l'orgue joue maintenant ici le rôle de fil conducteur, au sein de cette solution sonore…

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