Rien à faire, l'ombre du mouvement postcard plane toujours sur la musique de cet ensemble écossais; et plus particulièrement celle du défunt et mythique Orange Juice. Normal, me direz-vous, puisque les deux premiers albums de Nectarine N°9 étaient sortis sur cet illustre label. Pour enregistrer son quatrième opus, la formation a reçu un gros coup de main de l'ex majordome de Pop Group, Gareth Sage. Il y a apporté sa guitare, quelques compositions et surtout son esprit free jazz. Résultat des courses, les douze fragments de cet opus baignent dans une pop underground, mercuriale, énigmatique, malveillante, vaudou, recherchée, hypnotique, qui doit autant à l'ex et mythique groupe d'Edwyn Collins, qu'au Velvet Underground, à Captain Beefheart, à Mark E Smith et à Scritti Politti. Et si le combo s'essaie même au reggae blanc sur " Pocket radiodrops ", c'est à travers le surréalisme velouté et sonique du fabuleux " Sic " qu'on peut mesurer toute l'étendue de son talent : la conjugaison des sonorités gémissantes des guitares, des claviers fluides et ses oscillations produites par le vibraphone me donnent encore des frissons dans le dos…

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