Première constatation : les ombres de Jane's Addiction ou des Red Hot Chili Peppers, formations au sein desquelles Navarro a sévi comme guitariste, sont très discrètes, voire inexistantes, tout au long de ce premier album solo. Deuxième constatation : Navarro aime le rock au sens large du terme, et passe ainsi allégrement d'un "grunge" traditionnel à un indus ‘ministrien’. D'ailleurs les programmations tiennent une place non négligeable dans chacune des compos. Troisième constatation, Navarro ne fait guère preuve d'humour. A l'instar du titre de l'opus, ses textes sont relativement sombres, et manifestent des sentiments de solitude, d'amitié et d'amour, ou encore traitent des difficultés de dialogue entre êtres humains. Dans un premier temps "Trust no one" révèle du bon et du très bon, mais aussi du dispensable. Au fil des écoutes, les mélodies éclosent pour laisser place à une plaque pas toujours homogène, mais qui s'avère finalement de très bonne qualité. A signaler la présence de l'ex Smashing Pumpkins, Matt Chamberlain, aux drums et de Twiggy Ramirez (Manson) à la basse, mais pour un titre.

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