D'après la biographie, le premier album de cette formation suédoise transpirait à plein pores le métal urbain des Stooges. Une caractéristique beaucoup moins évidente sur " Citizen Bird ", leur nouvel opus, même si le guitariste a souvent tendance à torturer sa guitare comme Ron Asheton. Nonobstant le clavier rogné, poussiéreux, leur nouvelle ligne de conduite se rapproche davantage de celle de Loop. A cause du tempo hypnotique qui balise le climat franchement psychédélique. D'ailleurs, sous sa forme la plus space rock, la solution sonore épouse un profil aussi obsessionnel que chez Hawkwind, alors que lorsqu'elle s'évapore dans l'éther atmosphérique, elle flirte avec l'univers de Spacemen 3. Au fil de l'album, les compositions se révèlent beaucoup plus éclectiques. Acoustiques, également. A l'instar de l'excellent " Axe moon ". Lorsqu'elles n'épousent pas un profil new wave. Surtout lorsque le synthé se substitue à l'orgue. Seul le final " I love you " nous rappelle que la musique de Siverbullet est profondément marquée par Iggy Pop et ses Stooges…

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