Le violoniste et nyckelharpiste Didier François est un touche-à-tout hors du commun qui collabore avec les plus grands noms du monde artistique. S’intéressant aux musiques traditionnelles, jazz et classique, il participe entre autres à la composition et à l’enregistrement de B.O. de films et de documentaires. Le nyckelharpa, son instrument de prédilection, est un instrument traditionnel d’origine suédoise se rapprochant du violon. Le mot ‘nyckelharpa’ signifie ‘vièle à clavier’. Sa sonorité rappelle celle de la vielle en plus doux et chaleureux. On doit à Didier François l’élaboration d’une nouvelle tenue pour cet instrument qui améliore la vélocité du jeu et la qualité du son.
Ce disque est plaisant à l’écoute, les harmonies y fleurissent bien et nous surprennent sans cesse. Accompagnées par les cordes bourdons, les cordes sympathiques répondent aux résonnances de celles mélodiques frottées par l’archet et déploient des couleurs et des textures fort différentes de celle du violon. Nous sommes plongés dans un monde intimiste et mystérieux, un peu méditatif qui exhale les dissonances de la musique ancienne en même temps que les échos du folklore scandinave et ottoman. Le disque est ponctué d’œuvres plus connues issues du catalogue classique et jazz et les réinterprétations opérées par Didier François, de celles tirées du répertoire pour violon, sont belles et respectent le caractère d’origine de l’œuvre. Loin de déranger ou de dénaturer Bach et Ysaÿe, la sonorité du nyckelharpa rafraîchit en quelque sorte notre écoute. Les compositions originales du musicien que l’on retrouve également sur le disque sont toutes en déploiement et recherche des sonorités, célébrant au mieux les qualités de l’instrument.

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