Deuxième opus pour l'un des guitaristes les plus respectés des nineties. Ex co-leader du groupe Suede qu'il quitte en 1994, Bernard Butler participe à une flopée d'enregistrements en compagnie d'artistes parfois fort différents. On retiendra les quelques riffs de guitares posés sur le célèbre " Some might say " d'Oasis ou encore sa complicité dans la confection de l'album " Booth & the Bad Angels " du tandem circonstanciel Tim Booth/Angelo Badalamenti en 1996. Sa plus importante collaboration, il la signe avec MC Almont. Une collaboration qui accouchera d'un opus de glam/soul/rock percutant ; mais qui n'étanchera pas suffisamment la soif musicale de ce créateur en puissance. Résultat des courses, il enregistre un premier album solo en 1998, " People Move On ", suivi deux ans plus tard par ce " Friends and Lovers ". Sorte de croisement entre les artistes qui ont une influence certaine sur sa musique et ceux qu'il aura lui même inspiré. Depuis la britpop des frères Gallagher, de Supergrass, des Bluetones, des Charlatans, de Mansun et de Manic Street Preachers, en passant par le psychédélisme atmosphérique de Verve, le glam rock de T-Rex voire de Bowie, sans oublier les incontournables Beatles et Stones. Mais aussi et surtout Neil Young flanqué de son Crazy Horse. En particulier lorsque les riffs de guitares se mêlent à l'orgue et au chorus, dégageant ainsi une chaleur intense et une émotion partagée. Un album bien équilibré, sans faiblesse ni point fort ; mais qui manque, à notre humble avis, de passion...

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