Le nom de Nadéah n’évoque à priori pas grand-chose. Mais les fans de Nouvelle Vague ont une longueur d’avance. Cette Australienne, qui a déjà publié deux LP très confidentiels en compagnie de son ancienne formation, The Lovegods, a en effet prêté sa voix au collectif français entre 2007 et 2010. C’est donc à Paris que la trentenaire, originaire de Melbourne, s’est installée pour faire décoller sa carrière. Et Nagui ne sera pas resté insensible à son charme puisqu’elle sera invitée à deux reprises sur le plateau de l’émission ‘Taratata’, en 2011. Et en septembre de la même année paraît « Venus Gets Even », son premier essai solo.
Entourée du compositeur Nicola Tescari (qui a reçu une nomination aux derniers Grammy Awards) et de musiciens de Babylon Circus, la chanteuse propose un disque tiédasse qui hésite entre plusieurs genres, du Jazz à la Pop en passant par le Folk. Mais à vouloir être trop éclectique, Nadéah en oublie la cohérence de l’ensemble. « Venus Gets Even » sonne souvent comme une version 100% british des Brigitte (« I Burned A Cowboy At The Melbourne Airport », « Scary Carol », « Song I Just Wrote », « Whatever Lovers Say » etc.) Le disque, finalement quelque peu anecdotique, plaira certainement aux fans de ces dernières et donnera de l’urticaire à ceux qui ne peuvent plus les sentir.
En live au Cirque Royal aux Nuits Botanique (avec La Grande Sophie et Anaïs) le 18/05 et juste avant, le 24/04 dans le cadre du Printemps de Bourges.

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