Cet album était tombé dans d’obscurs limbes et voit enfin le jour.
Il s’ouvre par le génial « Half red, Half Way », de quoi permettre à All The Saints d’afficher d’emblée ses intentions. Plus de bruit, moins de confort. Pour le plus grand plaisir de nos pavillons auditifs tout acquis à la cause bruitiste.
Suite tardive de « Fire In Corridor X », cet album explore des terrains plus abrupts ; et pourtant, l’audace est payante.
Expérimental et sans concession (se référer à « 4H Trip »), ATS est une sorte de pendant lumineux d’A Place To Bury Strangers.
Ne dénigrant pas leur affection pour les mélodies, ces résidents d’Atlanta distillent leurs chansons sous un vernis craquelé.
L’opus a été enregistré au sein de différents studios ; et pourtant ces inconvénients matériels ne nuisent ni n’affectent l’homogénéité de l’ensemble…
Cet album regorge de trouvailles et des titres comme « EIO » ou le brumeux « Intro To Fraction » semblent simplement imparables, tandis qu’un O.V.N.I. tel « Dangerflowers » propulse l’auditeur dans un univers inquiétant et quelque peu malsain.
Rempli de (bonnes) surprises, cet elpee est source de grands plaisirs auxquels beaucoup risquent de succomber.
Ce qui aurait pu être un des albums de 2011, devrait figurer au sein de mon top, en 2012…

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