Ce qui frappe d'abord dans la musique de cet ensemble anversois, ce sont les sonorités très particulières des claviers. Tantôt rognées, poussiéreuses, tantôt veloutées, frémissantes, elles contaminent le climat général de l'album. Et si ce n'est ni un hammond ou un piano électrique, cela y ressemble très fort. Au sein de cet univers fluide, les cordes de guitare jacassent, hoquètent, groovent, décryptent, lorsqu'elles ne rôdent pas (NDR : pensez au premier album de PJ Harvey !) ; alors que la voix gémissante de Roel Biermans épanche son ironie sinistre. Parfois, on a l'impression que la solution sonore a été successivement filtrée à travers le garage psychédélique des sixties (Seeds, Doors, Troggs) et la cold wave du début des eighties (Joy Division), sans que le sens mélodique ne soit altéré. A l'instar d'un Royal Trux qui aurait arrondi les angles ! Une chose est sûre, ce " Skin tight " est fort, fort intéressant…

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