Ce n'est pas moi qui le dit, mais la bio de ce groupe : ‘For fans of : Sleep, Godflesh, Iron Monkey, Eyehategod, Sabbath...’ Que du léger, n'est-ce pas ? Pour ma part j'ajouterai Melvins. Pour le chant surtout. Car la voix du leader de High On Fire ressemble à celle de Buzz Osbourne. Une voix lointaine, plaintive, étouffée. Une voix emprisonnée par une section rythmique où il est inutile de chercher le salut. Le batteur martèle inlassablement ses fûts, sans le moindre ménagement. Le bassiste enfonce le clou, encore et encore. La lourdeur est devenue le remède ultime ! Et pour mieux compléter cette vision d'apocalypse sonore, le guitariste ne réussit apparemment pas à s'échapper de l'incessante furie qui se dégage de ces 6 (longs) titres. Il n'existe aucune échappatoire, excepté la ‘self defense’, extraite du titre de cet Ep. La musique comme miroir, comme adversaire, comme double. Comme quelqu'un dont il faut se protéger en retournant contre lui-même ses propres armes, High On Fire pousse sa musique - et se pousse - dans ses derniers retranchements. La question est de savoir qui flanchera le premier ?

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