Depuis la sortie de « Catacombs » en 2009, Cass McCombs s’est confortablement inscrit dans le paysage du folk américain. En outre, au fil des albums, il est parvenu créer une identité musicale propre. Quoique kitsch, son folk baigne au sein d’une certaine quiétude, sans jamais tomber dans la désuétude.
Le Californien est parvenu à publier deux albums en moins d’un an. Le dernier, « Wit’s End », n’était paru qu’il y a quelques mois. Mais si ce disque montrait la face la plus paisible, donc la plus rituelle du Californien, « Humor Risk » réserve davantage d’espace aux plages pop/rock. L’accessibilité, le sens mélodique et la construction des compos adoptent le style. « Love Thine Enemy », titre qui ouvre l’opus, « The Same Thing » ou encore « Mystery Mail » en sont les plus belles illustrations. Mais malheureusement, il faut reconnaître, que ses quelques tentatives de reconversion, ne sont pas tellement judicieuses. Perso, je le préfère dans son univers alangui et paisible, chantant d’une voix si caractéristique, chargée de reverb. C’est aussi sous cette forme qu’il est le plus efficace. Heureusement, sur le reste du long playing, Cass en revient à son expression sonore de prédilection. McCombs n’est pas encore prêt pour l’aventure…

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