En prenant connaissance de ce nouveau concept réunissant les New-Yorkais de Dirty Projectors et l’Isladaise Björk, des sentiments mitigés m’ont envahi. On connaît les talents des deux protagonistes, mais aussi leurs penchants pour l’expérimentation parfois abusive.
Ce projet a vu le jour lors d’un concert accordé à New-York, au cours duquel Björk et les natifs de Brooklyn ont décidé de collaborer. « Mount Wittenberg Orca », inspiré du nom d’une colline située dans un parc national, près de San Francisco, est un album conceptuel dont l’objectif premier est la défense de l’écologie. Les bénéfices engrangés iront d’ailleurs renflouer les caisses de la National Geographie Society.
Au-delà de ces desseins louables, l’opus ne recèle pas grand-chose d’intéressant, hormis un ensemble de cris perçants perpétrés par l’Islandaise et les demoiselles de Dirty Projectors. L’ensemble des morceaux a été écrit par le leader du groupe, David Longstreth. L’Américain ne s’est apparemment pas foulé. La musique est minimaliste et la ‘gente’ prend clairement le dessus sur l’ensemble. Autant dire que l’on décroche vite de l’elpee. Ou plutôt, il provoque rapidement la révulsion.
En résumé, il est préférable de faire l’impasse sur ce disque. Faites directement un don à une quelconque organisation militant pour la sauvegarde de l’environnement, ainsi vous ne cautionnerez pas ce déchet sonore…

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