Sam Prekop est un perfectionniste. Pour enregistrer le cinquième opus de The Sea and The Cake, il a d'abord enregistré ses compositions au Soma Electronic Music de John Mc Entire. Soit dans un des studios les plus à la pointe de la technologie moderne. Et bien évidemment Mc Entire (NDR : une des têtes pensantes de Tortoise) lui a aussi filé un coup de main. Il n'est pas le seul. Puisqu'on retrouve également le bassiste Eric Claridge et puis surtout Archer Prewitt, un musicien qui a autrefois bossé pour Brian Wilson des Beach Boys. Difficile de faire mieux au niveau du talent des instrumentistes ! Lorsque Sam a enfin eu terminé ses démos (NDR : on ne peut imaginer la somme de travail qu'il a consacré à cette tâche), il les a remises à Paul Mertens. Qui les a enrichies d'arrangements de cordes et de cuivres. Musiciens en chair et en os à l'appui ! Paul se réservant même les différents saxophones et clarinettes. Retournées à l'expéditeur, Sam a de nouveau reciselé les épreuves afin de produire un son hybride et fluide en même temps. Et " Oui " constitue le résultat de ce travail minutieux. Un résultat tout à fait étonnant, bien moins artificiel que j'aurais pu le craindre. Un disque raffiné et complexe, c'est une certitude. Mais qui ne manque pas de sensibilité. Et cette forme de prog pop éthérée, légèrement jazzyfiante, caressée par la voix diaphane de Sam me rappelle même un certain Caravan. En particulier son elpee " In the land of grey and pink ". Un disque qui remonte quand même à 1971. Comme quoi la Canterbury school fait encore et toujours des émules. Même aux States…

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