On savait Perry Rose grand admirateur des Beatles. Ainsi il a masterisé 7 plages de son nouvel opus, aux célèbres studios Abbey Road de Londres. D’ailleurs, hormis le titre qui ouvre l’album, « The magic lane », plage aux accents celtiques (ce banjo !) réminiscents de ses elpees précédents, ainsi que « She wants », pur jus Perry Rose, le disque se révèle instrumentalement plus riche. On y rencontre davantage de guitare électrique et même des cuivres (« Dreams »). Insouciante, contagieuse, sa pop peut même évoquer Paul McCartney. A l’instar du single « Carry on » ainsi que du superbe « Lines », tramé sur une ligne (?) de piano hypnotique et caressé d’arrangements de cordes. Des arrangements de cordes qui soulignent parfaitement le mélancolique, délicat et minimaliste « The one ». Une mélancolie qui envahit l’instrumental « Eden », piste illuminée par les ivoires. Embrayant sur « River », au sein du même climat, une ballade légèrement jazzyfiante, qui rend probablement hommage à Talk Talk. A contrario, « Answers » se révèle davantage allègre voire offensif et parvient à libérer une bonne dose de groove. Un excellent album de pop contagieuse !

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