Gaëtan Streel est surtout connu comme ingénieur du son. Surnommé Mr. Poulpy, à cause de sa tignasse, il s’est souvent investi pour mettre en forme des albums concoctés par ses potes (Piano Club, My Little Cheap Dictaphone, Dan San, etc.), lorsqu’il ne participait activement aux sessions d’enregistrement, comme musicien. Et il a décidé de tenter une aventure en solitaire. En enregistrant son premier elpee solo, « One day at a time ». Bénéficiant, pour la circonstance, d’un retour d’ascenseur, de la part de son entourage (Jérôme Magnée, Salvio la Delfa et bien d’autres).
Première constatation, Gaëtan possède une superbe voix. Et j’ignore s’il a utilisé l’overdubbing pour réaliser les harmonies vocales, mais parfois, elles sont dignes de Crosby Stills & Nash (« Go and see the lights », « Words »). Une sensation accentuée par le ton résolument folk de ses compos, même si l’instrumentation oscille entre guitare sèche, piano, drums, percus et xylophone. Il y a même du clavier vintage sur « This is not a tango », plage au cours de laquelle, son timbre se fait plus grave. Deux titres ont également recours à des percussions plus vibrantes, profondes, un peu comme chez les Dodos (le même « Words » et « And then July went away »). Un morceau se démarque de l’ensemble, « I’m gonna get through fall ». Plus festif et enlevé il est essentiellement centré sur les voix et les claquements de voix. Et de cet opus de toute bonne facture, j’épinglerai encore le minimalisme floydien appliqué à « Walk up the man » ainsi que le final « The well & the key », dont la mélodie lorgne plutôt vers Neil Young.

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