Cast, c’est avant tout John Power, chanteur, compositeur et guitariste, qui avait sévi, fin des eighties, au sein des mythiques La’s. De La’s, il en avait été question tout au long des deux premiers elpees de Cast, " All change " et " Mother nature calls ". Pour les influences, bien sûr. " The magic hour " constitue probablement leur meilleur album à ce jour. Mais aussi leur plus difficile. Parce qu’il nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Un disque à la fois musclé et surtout électrique, dont l’intensité rappelle le New Mersey sound pratiqué par un certain Icicle Works. Normal, lorsqu’on sait que le quatuor est issu de Liverpool. Et voue un culte aux Beatles. Surtout à John Lennon et à George Harrison. " Revolution ", " I me mine ", " Hey Bulldog ", " While my guitar gently weeps ", " Oh darling " et autres standards du style doivent probablement figurer parmi les disques de chevet du combo. Qui, sur cet opus, a eu la bonne idée d’élargir son horizon sonore. Pour jeter un œil, tantôt sur Beck, Garry Glitter, Ride, le Who circa " Tommy ", les Hollies, Oasis et même The Verve. Parce que tout comme sur le dernier album de la défunte bande à Richard Ashcroft, Cast n’hésite pas à enrichir ses chansons d’orchestrations symphoniques. " Comme sur " Alien ", " Hideaway " ou le titre maître. Le combo liverpuldien s’aventure même dans le bruit blanc. Sur " Company man ". Un fragment acide, décapant, croustillant, sorte de Crazy Horse éperonné par le groove de Stone Roses. Epatant !

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