Il aura donc fallu attendre la sortie de leur troisième album, pour voir enfin se matérialiser la fusion parfaite entre la mélancolie acoustique ‘smithsienne’ et la soul synthétique de New Order. Autrement dit, pour voir se concrétiser l’espoir d’une complémentarité parfaite entre Johnny Marr et Bernard Summer. Vous avez certainement dû le constater en écoutant le single " Vivid ", une chanson contaminée par un harmonica gémissant, réminiscent d’" Hand in glove ". Et le reste ne manque pas d’allure. Depuis le spittant d’électricité " Haze " au succulent post noisy " Flicker ", en passant par la cover gracile de Blind Faith, " Can’t find my way home ", les très frais et allègres " Like no other " et " Late at night ", l’irrésistible " The prodigal son ", dont la charge émotionnelle, coulée dans le " Construction time again " de Depeche Mode, est revisitée par Prodigy ; sans oublier la pure pop du titre maître qui aurait pu figurer sur l’elpee prototypé de New Order, " Technique ". Enfin, s’il n’y avait trois tires dispensables sur les onze fragments de cet opus, on pourrait le qualifier de " must " !

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