Tout comme Stereolab, les High Llamas jouent sur la répétition hypnotique et vibratoire des sons. Pas étonnant que Sean O’Hagan participe régulièrement aux sessions d’enregistrement de la bande à Laetitia Sadier. Laetitia et Mary Hansen lui ont d’ailleurs renvoyé l’ascenseur en apportant leur collaboration aux backing vocaux. Un opus dont la mise en forme a été confiée à plusieurs ingénieurs du son. Dont Jim O’Rourke. Mais aussi et surtout la tête pensante de Tortoise, John Mc Entire. « Snowbug » constitue le 5ème album des High Llamas. Fruit d’un mélange subtil et mélodique entre instrumentation acoustique et électronique, il baigne dans un climat fluide, aquatique, tour à tour parfumé de french pop, agité de rythmes brésiliens ou enrobé d’orchestrations de cordes. On a même parfois l’impression d’assister à un pastiche baroque, kitsch et esthétique des Beach Boys revu et corrigé par la Canterbury school de Caravan. Tout un programme ! Une seule ombre au tableau, cet elpee souffre d’une trop grande linéarité dans le ton, qui finit par lasser.