Pour enregistrer son septième album, Joe Henry a reçu le concours d’une multitude de collaborateurs, parmi lesquels on retrouve des musiciens particulièrement huppés, tels que Jamie Muhoberac (Seal), le guitariste de jazz Anthony Wilson, le Dirty Dozen Brass Band, « Ready » Freddie Washington (Will Smith, Michaël Jackson), Chris Whitley, Randy Jacobs (Was (Not was), David Byrne et les trois quart de Wallflowers, en l’occurrence Ramie Jafee, Greg Richling et Jakob Dylan. Et la liste est loin d’être exhaustive. En outre, si Joe a assumé la production, il a bénéficié d’un fameux coup de pouce d’ingénieurs du son aussi efficaces que T-bone Burnett, Rich Will et surtout Daniel Lanois. Et en général, lorsque Daniel Lanois met les doigts sur l’enregistrement d’un album, il y a comme une fusion ( ?) magique qui se produit. Et c’est encore le cas sur ce « Fuse », œuvre impressionniste, urbaine, composée d’une palette de petites touches de sonorités technologiques et basiques, tantôt jazzyfiantes, funkysantes, hip hop, avant-rock, soul, folk ou pop, pour atteindre un produit fini franchement étonnant, accessible et contemporain, mais aussi unique et rafraîchissant, au climat nightclubbien, dont l’intimisme et la sensualité sont accentués par les confessions vocales cinématiques, fiévreuses et hantées de Joe…

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