Saviez-vous que le premier album de Kula Shaker s’était vendu à plus d’un million d’exemplaires ? Pas en Belgique, bien sûr, mais à travers le monde. Etonnant, non ! Surtout que la plupart des animateurs des radios ‘gaga’ l’avaient purement et simplement snobé, préférant sans soute dispenser leur soupe quotidienne, composée de jeux stupides, de disques demandés (NDR : qui a dit imposés ?), de banalités lucratives, et épisodiquement épicée d’un hommage à un croulant déifié ou à un défunt canonisé.
Après cette montée d’adrénaline régénératrice, venons-en au deuxième opus de ce quartette londonien. Toujours aussi contaminé par le psychédélisme de la fin des sixties et du début des seventies, et imprégné de la philosophie hindouiste, il vient probablement de se placer en ordre utile pour figurer parmi les ‘must’ de l’année 1999. Vous avez peut-être eu l’occasion (NDR : si vous n’êtes pas un fidèle auditeur des radios ‘gaga’), d’entendre (voire d’écouter), le single " Mystical machine gun ", en vous demandant si le Floyd et Arthur Brown ne s’étaient pas réunis pour faire une jam. Et bien, ce " Peasants, pigs and astronauts " recèle d’autres excellentes surprises. Ne nous attardons pas trop sur les mélopées submergées par le mysticisme oriental, surtout lorsque les vocaux sont interprétés en sanskrit. Un baragouin qui a dû bien faire rigoler tout le monde lors de l’enregistrement de cet elpee. Mais plutôt des compositions qui remuent les tripes. Hypnotiques, électriques, rognées de claviers poussiéreux, dans l’esprit de Deep Purple circa " Hush ", mais reliftée par le groove envoûtant des Stone Roses. Avec des vocaux sinusoïdaux hérités en ligne droite du " Magical mystery tour " des Beatles. Et si vous accordez une grande importance à la qualité du son, sachez que c’est Bob Ezrin (Floyd, Peter Gabriel, Alice Cooper) qui s’est chargé de la production…

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