En 1995, Neil Barnes et Paul Daley commettaient « Leftism », une œuvre qui allait laisser une trace indélébile dans le paysage musical électronique. Il faut d’ailleurs se demander si cet opus n’est pas le détonateur qui a fait de la ‘dance’ un véritable phénomène de masse. C’est pourtant ce qu’affirment aujourd’hui de nombreux DJ’s et journalistes branchés sur ce style en vogue. « Rythm and stealth » recherche encore et toujours la pulsion underground, en puisant ses sources dans la dub, la house, la techno et la musique africaine. Pas de trace cependant, ici, comme sur le premier album, de l’ex-figure de proue des Sex Pistols, John Lydon. Mais bien de Roots Manuva, mythe vivant du hip hop anglais. Sur le morceau qui ouvre le morceau de plastique. Et puis d’Afrika Bambaataa. Sur un inévitable fragment tribal intitulé « Afrika Shox ». Mais le plus important sur ce disque, procède du soin apporté par le duo britannique à la mise en forme et aux arrangements. Par pour rien qu’il leur a fallu dix-huit mois pour les administrer à ce disque…

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