En mal d’identité depuis ses débuts, la formation pennsylvanienne s’est très souvent vu reprocher de n’être qu’une caricature de REM. Ce qui ne l’a pas empêché de vendre des millions d’albums, à travers le monde. En fait, cette situation a toujours été involontaire et essentiellement due aux timbres vocaux, un peu trop proches d’Ed Kowalczyk et de Michael Stipe. Et puis, d’une approche assez semblable du sens mélodique de la composition. Depuis, les chemins se sont séparés, et Live n’est plus la copie carbone de REM. En outre, on ne sait même plus s’il incarne encore le chaînon manquant entre le groupe d’Athens et Pearl jam. Ni plus, ni moins. D’ailleurs, de pop, il n’en est plus beaucoup question ici, mais de rock. Et le nouvel opus, en est la plus belle démonstration. Enregistré à nouveau sous la houlette de leur producteur fétiche, Jerry Harrison, il capture une intensité dramatique, manifeste un punch que nous ne lui connaissions que sur les planches, tout en permettant à Ed d’épancher ses lyrics, mélange de colère, de passion et de sincérité. Une bonne surprise !

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