Hormis le single « Corruption » et la cover de Johnny Kidd, « Shakin’ all over », le nouvel album de l’Iguane rompt avec la frénésie rock’n rollienne, à laquelle il nous avait habitué, depuis plus de trente ans. Produit par Don Was, « Avenue B » est essentiellement partagé entre ‘spoken word’ (poèmes racontés sur fond musical) et chansons tendres, romantiques, qu’Iggy interprète d’une véritable voix de crooner. Parfois on a même l’impression de vivre une hypothétique symbiose entre Johnny Cash et Edwyn Collins. Dans ce style il n’y injecte pourtant qu’une seule dose d’électricité. Sur le final « Façade ». Côté lyrics, il explore tour à tour les thèmes de la séparation, de la mort, de l’âge (NDR : il vient de passer le cap de la cinquantaine !) et puis inévitablement de la politique menée aux States. Il chante même une chanson dans la langue de Cervantès. Intitulée « Espagnol », elle épouse un tempo latino-jazzifiant digne des débuts de Santana. Etonnant !

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