On savait Hugo Race de plus en plus branché par la technologie moderne, mais on n’imaginait pas qu’il allait un jour nous servir de la trip hop. Attention, pas n’importe quelle trip hop. Celle qui lui permet de jongler librement avec le blues, le psychédélisme et le jazz. Le titre de son dernier album constitue à cet égard, plus que probablement un message : " The last frontier ". Celle qui lui permet encore de naviguer quelque part entre tradition et post-modernisme. Avant de basculer, peut-être, dans la musique expérimentale… Ce disque laisse cependant encore de la place à la musique basique, urbaine, qui sied si bien à Hugo. Obsessionnelle, réminiscente des Bad Seeds, au sein de laquelle Hugo a d’ailleurs évolué, elle libère une intensité émotionnelle desséchée, mais tellement redoutable...

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