Issus du Pays de Galles, Manic Street Preachers et Stereophonics affichent certains points communs. Si vous ne vous en n’étiez pas rendu compte lors de la sortie de " Words gets around ", premier et excellent album du trio de Cwmaman, vous en serez totalement persuadés, après avoir écouté ce " Performer and cocktails ". Attention, pas le Manics à vocation pop, produit depuis la disparition de Richey James, et reconduit sur leur dernier opus, " This is my truth, tell me yours ", mais le Manics hymnique, mordant de " Generation terrorists " ou de " Gold against the soul ". Sans pour autant négliger l’aspect mélodique des chansons. Parfois, elles sont même adrénalisées par le punk, comme sur l’intro " Roll up and shine ". Mais en général, elles demeurent fondamentalement et passionnellement rock. De sa voix tour à tour meurtrière, âpre ou moelleuse, Kelly Jones épanche, avec une pointe d’humour, mais avec beaucoup de réalisme, des contes rongés par le malheur, la rumeur, le désir, les chuchotements, la tristesse, et même la mort. Des contes essentiellement inspirés de faits divers qui se sont déroulés dans leur petit village natal, du sud du Pays de Galles. Un seul reproche, une certaine uniformité dans le ton, impression qui nuit quand même au climat général de l’album…

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