Premier album pour ce trio danois, dont la musique s’inspire à la fois du psychédélisme expérimental d’Ariel Pink et de l’électro-pop japonaise. Pensez à Yellow Magic Orchestra et surtout à Pizzicato Five. Encore que parfois leur démarche me fait penser à un autre groupe scandinave, mais finlandais, 22 Pistepirkko. Pas sous sa forme garage, comme à ses débuts, mais plutôt contemporaine, c’est-à-dire depuis qu’il a intégré davantage d’électronique dans sa solution sonore. Parce que des sonorités synthétiques, il n’en manque pas chez Girlseeker. Outre la boîte à rythmes, les claviers dominent le sujet et sont capables de produire un éventail de sonorités particulièrement ample. Rognés, ils nous replongent dans les sixties, atmosphériques, les seventies, et aquatiques, les eighties. Sans oublier les interventions épisodiques d’un piano allègre. Quant à la guitare, torturée, cosmique, elle plane constamment dans la stratosphère. Ajoutez-y une voix de baryton caverneuse, parfois trempée dans la reverb, et vous obtiendrez un album qui tient bien la route, guidé par son fil mélodique inaltérable de la première à la neuvième plage…

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