En 2010, ce combo ‘frenchie’ publiait un premier album intitulé « La Langue », un elpee qui avait été très bien reçu par la presse, outre-Quiévrain. Au départ, le projet campe un duo partagé entre Éloïse Decazes et Sing-Sing. Le couple se partage les vocaux. Le second se réserve la guitare. Mais il arrive régulièrement que Mocke (aperçu chez Holden) vienne apporter son concours à la ‘six cordes’. Comme lors de l’enregistrement de ce second opus, « Feu la figure ».
Minimaliste, la musique d’Arlt sert de beaux textes écrits dans la langue de Molière. Des lyrics poétiques souvent consacrés au monde animal (« Tu m’as Encore Crevé un Cheval », « Une Sauterelle », « Rhinocéros »). Leur folk/rock dépouillé, légèrement teinté de blues, est manifestement inspiré par la scène indépendante montréalaise. Pensez au label Constellation. Et justement, c’est là-bas que ce long playing a été enregistré. En 5 jours. Sous la houlette de Radwan Ghazi Moumneh, un producteur du cru. Tour à tour aride ou délicate, l’instrumentation alimente un climat empreint de mystère. On a parfois l’impression que les interventions de gratte sont improvisées. Que les mots sont aussi improvisés. A l’instar de « Chien Mort, mi Amore », une magnifique toile sonore peinte en direct, lors d’une démonstration.
Bref, cet album navigue à des années-lumière de la variété française. C’est même tout à fait novateur dans l’univers de la chanson. Un léger bémol quand même : les vocaux. Légèrement plaintifs, ils gâchent parfois le plaisir d’écoute…

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