Considéré, à l’origine, comme un projet éphémère, Brad vient d’avoir la bonne idée de sortir un deuxième album. Excellente idée, d’autant plus qu’à l’instar de son premier " Shame ", cet " Interiors " est de la même veine. Et, on pense, ici plus particulièrement à " Secret girl ", qui réverbère des échos de " Search and Destroy " des Stooges, à la ballade ténébreuse, languissante, 'procolharumesque' " Upon my shoulders ", ainsi qu’au funkysant, 'lennykravitzien' " Sweet al George ". Autre bonne nouvelle, le line up n’a pas changé. On y retrouve donc toujours Shawn Philipps (Pigeonhead, Satchel), Regan Hagar (Satchel), Stone Gossard (Pearl Jam) et le solitaire Jeremy Tobback (NDR : rien à voir avec l’intérieur ! ! !). Pour enregistrer cet opus, le groupe a quand même reçu le concours de Mike Mc Cready (Pearl Jam) sur " The day brings ", à la guitare, et du producteur Brendan O’Brian sur trois autres. A la six cordes sur le dépouillé, presque ‘harvestien’ (Neil Young ?) " Some never come home ", le mid tempo " Lift ", ainsi qu’ " I don’t know ", fragment sur lequel il se réserve également les claviers. Un disque dont les mélodies qui rôdent, secouées par une foultitude de sous courants rythmiques, fouillent au plus profond de l’émotion. Une sensation amplifiée par les timbres vocaux de Shawn et de Jeremy. Le premier vibrant, déchiré par la détresse, le second, falsetto, aussi limpide que celui de Robert Wyatt.

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